PAEPA – Amazi Iwacu : un grand pas pour améliorer l’accès à l’eau potable à Bujumbura

Le 17 juin 2026, Son Excellence Monsieur Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, a donné le coup d’envoi officiel des travaux du Projet d’Accès à l’Eau Potable et à l’Assainissement PAEPA – « Amazi Iwacu », à Nyabugete, dans la commune de Mugere, province de Bujumbura. Ce lancement marque une étape importante dans les efforts engagés pour apporter une réponse durable au défi de l’accès à l’eau potable dans la ville de Bujumbura et ses environs.

Derrière ce projet, il y a un objectif simple mais essentiel : permettre à davantage de familles de disposer d’une eau potable plus accessible, plus régulière et de meilleure qualité. À travers PAEPA – Amazi Iwacu, la REGIDESO et ses partenaires s’engagent à améliorer concrètement le quotidien de milliers de Burundais.

Ce projet s’inscrit dans la Vision Burundi 2040–2060, qui place l’eau parmi les priorités nationales. L’ambition est claire : rapprocher davantage les services essentiels des citoyens et faire en sorte qu’à l’horizon 2040, chaque Burundais puisse accéder à une source d’eau potable à moins de 15 minutes aller-retour de son domicile.

Au cœur de ce chantier figure la construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau, qui sera la deuxième de Bujumbura. Selon le Directeur général de la REGIDESO, Dr Ir Lt Col Jean Albert Manigomba, cette infrastructure pourra produire jusqu’à 120 000 mètres cubes d’eau par jour. Une capacité importante, pensée pour répondre aux besoins grandissants de la population et soulager durablement la ville face aux pénuries récurrentes.

Grâce à ce projet, près de 490 000 habitants devraient bénéficier d’un service d’eau potable plus régulier. Les premiers ménages seront desservis à partir de 2028, à l’issue d’une période de travaux estimée à deux ans. Pour de nombreuses familles, cela représente l’espoir d’un quotidien plus simple, sans longues attentes ni difficultés d’accès à cette ressource indispensable.

Le coût global du projet est estimé à 90 millions de dollars américains. La Banque mondiale apporte 80 millions USD, tandis que l’État du Burundi et la REGIDESO contribuent chacun à hauteur de 5 millions USD. Cette mobilisation conjointe témoigne de l’importance accordée à ce projet et de la volonté commune d’agir pour le bien-être des populations.

Dans son discours, le Chef de l’État a rappelé que l’eau est la vie, et que sa disponibilité demeure une priorité pour le pays. Il a également insisté sur la nécessité de protéger le lac Tanganyika, source d’approvisionnement du projet, en évitant d’y jeter des déchets et en préservant les cours d’eau qui s’y jettent. Un appel fort à la responsabilité collective, car la protection de l’environnement est indispensable pour garantir l’avenir de nos ressources en eau.

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