PROJET - PHJIMU

par Claude sinarinzi Publié le Wed 8 Feb 2017 A 23:48:52


Le Burundi est un pays caractérisé par une situation de pauvreté qui a été aggravée par la guerre survenue depuis 1993 jusqu’en 2005 ; la conséquence aura été une exacerbation des problèmes économiques et sociaux du pays, rendant de plus en plus vulnérables son économie et réduisant ainsi sa capacité d’investissements et de développement. Ainsi dans le secteur de l’énergie, la crise socio-politique que le pays a traversée durant ces dernières années, a fortement retardé l’exécution du plan directeur de l’énergie avec comme conséquence que l’offre et la demande présentent un déséquilibre énergétique qui paralyse tous les secteurs économiques. Par ailleurs, les bilans énergétiques des pays de l’Afrique des Grands Lacs comme ceux de la plupart des pays africains sont dominés par les énergies traditionnelles à savoir le bois, le charbon de bois et les déchets végétaux. Les pays de l’Afrique des Grands Lacs utilisent principalement les combustibles ligneux pour la cuisine et le chauffage de l’eau. L’énergie de la biomasse y représente entre 70% et 95% de la consommation énergétique des ménages. On sait que le niveau d’électrification d’un pays peut être évalué par le taux d’accès à l’électricité et par la consommation par habitant et par an, lequel est extrêmement bas dans le cas des trois pays de la CEPGL. L’EST de la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi ont un besoin pressant d’énergie compte tenu du déficit énergétique qu’ils connaissent sur leur réseau électrique interconnecté.

Éléments d'information utiles concernant le pays bénéficiaire

 Le Burundi est un pays caractérisé par une situation de pauvreté qui a été aggravée par la guerre survenue depuis 1993 jusqu’en 2005 ; la conséquence aura été une exacerbation des problèmes économiques et sociaux du pays, rendant de plus en plus vulnérables son économie et réduisant ainsi sa capacité d’investissements et de développement.

Ainsi dans le secteur de l’énergie, la crise socio-politique que le pays a traversée durant ces dernières années, a fortement retardé l’exécution du plan directeur de l’énergie avec comme conséquence que l’offre et la demande présentent un déséquilibre énergétique qui paralyse tous les secteurs économiques.

Par ailleurs, les bilans énergétiques des pays de l’Afrique des Grands Lacs comme ceux de la plupart des pays africains sont dominés par les énergies traditionnelles à savoir le bois, le charbon de bois et les déchets végétaux. Les pays de l’Afrique des Grands Lacs utilisent principalement les combustibles ligneux pour la cuisine et le chauffage de l’eau. L’énergie de la biomasse y représente entre 70% et 95% de la consommation énergétique des ménages. On sait que le niveau d’électrification d’un pays peut être évalué par le taux d’accès à l’électricité et par la consommation par habitant et par an, lequel est extrêmement bas dans le cas des trois pays de la CEPGL. L’EST de la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi ont un besoin pressant d’énergie compte tenu du déficit énergétique qu’ils connaissent sur leur réseau électrique interconnecté.

 

Situation actuelle dans le secteur concerné

Ces préoccupations sont dans les priorités du gouvernement en général, et des responsables du secteur de l’énergie en particulier. Elles fondent la planification énergétique stratégique dont les objectifs visent à :

  • ?             Accroître l’approvisionnement en énergie électrique ;
  • ?             Exploiter les ressources hydrauliques disponibles au moindre coût ;
  • ?             Accroître le développement socio-économique ;
  • ?             Combler à moyen terme le déficit énergétique ;
  • ?             Mettre à disposition l’énergie pour la relance économique, la reconstruction de l’économie,     la réhabilitation des infrastructures socio-économiques et l’électrification rurale ;
  • ?             Développer un marché efficient de l’énergie en vue de créer les conditions d’investissements accélérés dans le secteur de l’énergie électrique à travers une saine compétition ;
  • ?             Favoriser l’intégration économique.

 Etudes déjà réalisées

?             Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) et trois Plan d’Actions de Réinstallation (PARs) : a) Site de Jiji ; b) Site de Mulembwe et c) des lignes de transmission de la centrale du barrage à Bujumbura] ainsi que du réseau secondaire des aménagements hydroélectriques de JIJI et MULEMBWE et des lignes associées au projet, afin de compléter et de mettre à jour le rapport sur l’étude réalisée lors des études de préfaisabilité et de faisabilité (ces documents sont disponibles sur le site Web de la REGIDESO).

?             Etudes de faisabilité des lignes pour l’évacuation de l’énergie électrique qui sera produite.

?             Etudes d’Avant-Projet Détaillées portant sur les aménagements hydroélectriques sur les rivières JIJI et MULEMBWE et des lignes électriques et confection des dossiers d’appel d’offres.

?             Etudes géophysiques complémentaires sur le site de Jiji.

 

Les caractéristiques du projet hydroélectrique de JIJI et MULEMBWE

Le projet en question consiste en des aménagements hydroélectriques de dérivation, d'une puissance installée de 17 MW sur Mulembwe à 34 km de l’embouchure du lac Tanganyika et 32,5 MW sur JIJI à 3 km de l’embouchure de la rivière Mulembwe.

L’aménagement hydroélectrique de Mulembwe

L’aménagement de Mulembwe se trouve à environ 35 kilomètres de l’embouchure de la rivière du même nom et à environ 3,75 km à vol d’oiseau au nord de la centrale hydroélectrique de Jiji, dans la province de Bururi. C’est un aménagement au fil de l’eau qui permettra de turbiner un débit de 8 m³/s sous une chute brute normale de 258 mètres. L’agencement général de l’aménagement comprend :

L’ouvrage de retenue en béton de 47,35 m de large et 14 m de haut comprenant :

•             un déversoir

•             un système de purge du réservoir

•             un système de dotation

-              Le système d’adduction comprenant :

•             une prise d’eau frontale

•             un canal d’amenée de transition entre la prise d’eau et le dessableur

•             un dessableur muni de deux bassins

•             une conduite d’amenée enterrée

•             une galerie d’amenée

•             une chambre de vanne en amont de la conduite forcée

•             une conduite forcée de 1,6 m de diamètre et de 600m de longueur

•             un répartiteur

?             La centrale hydroélectrique et son canal de fuite

?             Une ligne de départ 110 kV d’environ 5,5 km en direction du poste de départ

?             Un poste de départ commun avec l’aménagement hydroélectrique de Jiji

?             Les routes d’accès aux divers ouvrages de 12,75 km de longueur

?             Une cité d’exploitation

90% du débit de la Mulembwe sera dérivé dans la galerie d’amenée. Il restera dans le lit de la Mulembwe un débit résiduel écologique. En aval de la centrale, le débit dérivé sera restitué en totalité à la Mulembwe.

Etant donné la proximité entre la centrale hydroélectrique de Mulembwe et celle de Jiji, espacées d’environ 3,75 km à vol d’oiseau, et au vu des coûts importants des infrastructures nécessaires d’accessibilité et de transport énergétique, une ligne d’interconnexion commune au réseau national 110 kV devra être développée à partir du poste de départ HT.

L’aménagement hydroélectrique de Jiji

L’aménagement de Jiji est conçu comme un aménagement à modulation journalière. Le volume utile ainsi disponible atteindra presque 80.000 m³ pour une hauteur de retenue de 13,5 mètres au-dessus du lit actuel de la rivière afin de permettre un turbinage de pointe pendant environ 2,5 heures sous une chute brute d’environ 439 mètres.

L’agencement général de l’aménagement comprend :

• L’ouvrage de retenue en béton de 70,74 m de large comprenant :

  • un déversoir et un bassin amortisseur
  • un système de purge du réservoir
  • un système de dotation

• Le système d’adduction en rive droite comprenant :

  • une prise d’eau frontale,
  • un canal d’amenée de transition entre la prise d’eau et le dessableur
  • un dessableur muni de deux bassins
  • une conduite d’amenée enterrée de 2,4 m de diamètre et de 700 m de longueur
  • une galerie d’amenée de 1,1 km de long
  • une chambre d’équilibre
  • une chambre de vanne en amont de la conduite forcée
  • une conduite forcée en surface de 1,8 m de diamètre et de 1300 m de longueur
  • un répartiteur

• La centrale hydroélectrique et son canal de fuite

• Une ligne de départ 110 kV d’environ 9,5 km en direction du poste de départ

• Un poste de départ commun avec l’aménagement hydroélectrique de Mulembwe

• Les routes d’accès aux divers ouvrages de 23,7 km de long

• Une cité d’exploitation

90% du débit de la rivière Jiji sera dérivé dans la galerie d’amenée. Il restera dans le lit de la rivière JIJI un débit résiduel écologique. En aval de la centrale, le débit dérivé sera restitué en totalité à la JIJI.

Etant donné la proximité entre la centrale hydroélectrique de Mulembwe et celle de Jiji, espacées d’environ 3,75 km à vol d’oiseau, et au vu des coûts importants des infrastructures nécessaires d’accessibilité et de transport énergétique, une ligne d’interconnexion commune au réseau au national 110 kV devra être développée à partir du poste de départ HT.

Ligne de transport de l’énergie vers Bujumbura

Le projet intègre 7 lignes et des postes électriques nouveaux ou étendus.

-              Nouvelle ligne L1 : Ligne de 220 kV (110 kV) reliant le poste de départ (HOREZO) au poste de KABEZI

-              Nouvelle ligne L2 : Ligne de 30 kV reliant le poste départ (HOREZO) au poste d’ITABA

-              Nouvelle ligne L3 : Ligne 110 kV, reliant la centrale de JIJI à la centrale de MULEMBWE

-              Nouvelle ligne L4 : Ligne de 110 kV reliant la centrale de JIJI au poste de départ à

-              HOREZO

-              Nouvelle ligne L5 : Ligne de 110 kV reliant la centrale de MULEMBWE au poste de départ à HOREZO

-              Nouvelle ligne L6 : Ligne de 110 kV reliant le poste de KABEZI au poste RN 1

-              Nouvelle ligne L7 : Ligne de 30 kV reliant le poste de KABEZI au poste sud 30 kV existant à BUJUNBURA.

-              Nouveau Poste de Départ 110/30/10 kV de Bururi (HOREZO)

-              Nouveau Poste à Bujumbura Sud 110/30/10 kV (KABEZI)

-              Nouveaux postes des centrales de JIJI et de MULEMBWE

-              Extension des postes RN1 (110/30 kV), Sud Bujumbura (ligne 30 kV) et Itaba (ligne 30 kV).

A partir du poste de départ commun des aménagements hydroélectriques de MULEMBWE et JIJI, une ligne de transport d’énergie à 110 kV d’environ 80 km de long construite sur des pylônes en treillis sera tirée jusqu’à un nouveau poste 110/30kV prévu au sud de la ville de Bujumbura vers KABEZI. A partir de ce dernier poste, il est prévu de construire une ligne de bouclage en 110 kV vers le Dispatching national RN1 et une ligne d’interconnexion en 30 kV vers le Poste Sud de Kanyosha dans la ville de Bujumbura. De plus une Ligne de 30 kV reliant le poste départ (HOREZO) au poste d’ITABA sera construite pour alimenter Bururi.


Les documents attachés:

Votre commentaire: